Jeudi 20 juillet 2006
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07
2006
11:23
Grand MUST de la cuisine familiale, le poulet au citron, c'est ce que les enfants demandent toujours quand ils nous sentent en manque
d'inspiration. Très facile à faire, il faut 5 mn de préparation + la cuisson du poulet. Et du riz. Mais évidemment, j'ai un cuiseur à riz parce que nous en consommons de grandes quantités, c'est
le pain, chez nous.
Cela va me permettre d'inaugurer la rubrique Cuisine créole que
je projetais depuis quelque temps et que je n'ai toujours pas mise en oeuvre. Il faut dire que la température extérieure ne donne pas envie de mijoter des sauces, qui sont souvent essentielles.
Pourtant sous les tropiques, il fait chaud, peut-être plus même, mais c'est pas pareil.
Le poulet au citron, nous en devons la recette à mon père qui est très inventif en matière de cuisine et qui nous livre quelques-unes de ses recettes, mais avec parcimonie, il tient à ses
secrets. Celle-là, il a du penser que c'était tellement simple qu'il ne perdait pas grand chose en nous la divulguant. Nous, on y a gagné beaucoup. Et puis elle est évolutive, on peut la modifier
selon son inspiration, faites-moi part de vos idées.
Ingrédients:
-
1 poulet entier (poids en fonction du nombre et de l'appétit des convives)
-
2 c. à s d'huile d'olive
-
2 c. à c de curcuma ou de curry, selon les goûts
-
1c. à s d'Herbes de Provence
-
une vingtaine de feuilles d'estragon
-
Sel, poivre
-
le jus de 2 ou 3 citrons
Préchauffez le four à 210°.
Sur le fond du plat à four, étalez une c. à s d'huile d'olive.
Saupoudrez d'1 c. à c. de curcuma, de la moitié des Herbes de Provence, de sel, de poivre, et disposez quelques heuilles d'estragon.
Posez le poulet dessus, et recommencez la même chose sur lui: huile, sel, poivre, curcuma, Herbes de Provence, estragon.
Enfournez pour environ, 1h15 (suivant le poids du poulet).
Dès la sortie du four, versez le jus des citrons sur le poulet pour déglacer.
Découpez le poulet.
Servez avec du riz blanc, succès assuré!!
Vous pouvez servir avec du rougail de tomates, là c'est carrément la fête.
Par Snapulk
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Jeudi 20 juillet 2006
4
20
07
2006
14:49
Le rougail de tomates
- 2 tomates bien mûres
- 2 ou 3 oignons nouveaux, ou 1 gros oignon hors saison
- 1 vingtaine de brins de ciboulette
- poivre en grains
- gros sel
- 1 morceau de racine de gingembre (de 3 cm environ)
- 2 gousses d'ail
- 1 citron vert
- Coupez les tomates et les oignons en petits dés. Emincez très finement la ciboulette. Mettre le tout dans un saladier.
- Pilez ensemble au mortier le poivre, le sel, l'ail et le gingembre (il y a aussi la solution plus rapide du mini hachoir, très pratique). Ajoutez ce mélange à la préparation précédente.
- Arrosez du jus de citron. Conservez au frais au moins une heure avant de servir.
Ce condiment accompagne très bien tous les plats en sauce (curry, massalé, rougail, ...) servis avec du riz blanc.
Quand il en reste après un repas entre amis, on peut le manger comme une salade, mais c'est quand même un peu fort, à cause du gingembre.
Par Snapulk
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Lundi 28 août 2006
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08
2006
20:00
C'est le retour, tout le monde revient de vacances, les enfants arrivent petit à petit, la mort dans l'âme d'avoir laissé là-bas
pour l'un, l'amour de sa vie, pour tous le soleil (pour ceux qui ont eu de la chance) et les heures à ne rien faire en toute bonne conscience.
Nous voir ne leur apporte pas autant de réconfort qu'on le souhaiterait, pourtant ils font de gros efforts pour tenter de nous le faire croire.
Alors pour les aider, il faut remplir la maison des odeurs qui les bercent depuis toujours et qui remontent miraculeusement le moral. Enfin, en tout cas, leur physionomie donne le change, le
sourire s'installe quand ils entrent et disent "Oh, ça sent quoi? le cari de saucisses, ah, ça faisait longtemps!"
Et puis , c'est pas pour me vanter mais ça me donne l'occasion de me mettre à écrire ces recettes que me réclament ceux qui y ont déjà goûté.
Dont acte.
Le cari de saucisses
Ingrédients pour 4 personnes
2 c. à s. d'huile neutre
2 c. à c. de curcuma
4 saucisses de Toulouse (fumées ou non, selon votre goût)
2 gros oignons
1 c. à s. d'herbes de Provence
1 boîte d'1/4 de tomates pelées coupées en petits morceaux, ou la moitié d'une brique de coulis de tomates (ou mieux, un bocal de coulis de tomates fait maison)
2 poivrons verts
2 gousses d'ail
1 c. à c. de gros sel
1 c. à c. de mélange 4 ou 5 poivres
1 morceau de racine de gingembre de 3 cm environ
Pilez ensemble dans un mortier les gousses d'ail épluchées, le gingembre (épluché aussi), le
sel et le poivre jusqu'à l'obtention d'une pâte. A défaut de mortier vous pouvez utiliser un mini-hachoir.
Coupez les saucisses de Toulouse en 4 tronçons. Mettez-les à bien dorer de tous les côtés dans une sauteuse avec 1 c. à s. d'huile bien chaude. Ensuite, réservez les saucisses et jetez l'excédent de graisse.
Emincez les oignons, mettez-les à feu vif dans la sauteuse à la place des saucisses avec l'autre cuillerée d'huile. Dès que les oignons sont dorés, saupoudrez du curcuma, laissez grésiller
légèrement, cela lui permet de développer son arôme. Mais attention à ne pas faire brûler! Opération délicate, donc.
Ajoutez la tomate et le mélange ail-gingembre-sel-poivre, mélangez bien et laisser l'eau s'évaporer sans cesser de tourner.
Lorsque le mélange devient pâteux, ajoutez de l'eau et laissez-là de nouveau s'évaporer et tournant. Cette phase est assez longue, et plus vous tenez le coup, meilleur sera le résultat.
Donc: mettre de l'eau, tourner, laisser sêcher, remettre de l'eau, etc., jusqu'à avoir mis environ 1/2 litre d'eau et obtenu la consistance d'une sauce onctueuse et appétissante et qui sent
bon.
Remettez alors les saucisses, ajoutez les herbes de Provence, baissez le feu et laissez mijoter une demi-heure à une heure.
Ajoutez les poivrons coupés en lanières et laissez mijoter encore 15 mn.
Accompagnez de riz blanc, de rougail de tomates. Si vous avez un bon Rioja sous la main, c'est parfait. Un Gigondas ou un
Fronton c'est très bien ausi.
Par Snapulk
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Jeudi 14 septembre 2006
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14
09
2006
21:15
J'ai remporté victorieusement le safari brèdes mafanes.
Voilà déjà à quoi ça ressemble, cru.
Bon, maintenant un peu de documentation.
Comme je vous le disais dans les épisodes précédents, c'est LE plat malgache typique. Enfin, un des plats, parce que la cuisine y est très
riche: on se trouve au carrefour des routes qui sillonnent l'océan indien, et toutes les influences se sont déposées là, en particulier des utilisations originales des épices indiennes.
Parenthèse.
Madagascar est un pays auquel je
suis très attachée, d'abord parce que j'y suis née et que j'y ai passé les sept premières années de ma vie, dans un environnement idyllique.
Pas seulement parce que toute la famille y vivait réunie, parents, grands-parents, oncle, tantes, cousins, dans la même grande maison... C'est déjà beaucoup dans un imaginaire d'enfant.
Mais aussi parce que c'est un pays magnifique, tout ceux qui y sont allés le disent et ils n'exagèrent pas.
Parce que les gens y sont gentils, ce n'est pas naïf ou idéaliste, c'est comme ça, les malgaches sont curieux de connaître un nouveau venu, sont d'abord accueillants et prêts à partager le peu
qu'ils ont.
Fermeture de la parenthèse.
C'est aussi un pays très très pauvre et le romazava que l'on sert couramment là-bas ressemble plutôt à un brouet clair aux herbes qui sert à mouiller le
riz. On y met pour donner du goût un peu de viande de zébu, de préférence de la bosse, c'est plus gras et nourrissant.
On en trouve dans les gargottes où on mange pour trois fois rien, mais les bouchers coupent la viande en morceaux un peu au hasard, alors quand on trouve de la viande dans son assiette, ça peut
être n'importe quoi, un os, un bout de gras, ou un bon morceau si on a de la chance.
Celui que je vous présente ici est donc un avatar luxueux que l'on mange dans les restaurants chics.
J'utilise de la macreuse, parce que j'aime bien que ce ne soit ni trop gras ni gélatineux, mais on peut préférer le gîte, ou autre chose, mais en tout
cas du boeuf (à moins d'avoir du zébu, là c'est carrément la classe).
J'ai trouvé des recettes avec du poulet, ça n'a pas de sens, parce qu'il faut que ça cuise très longtemps.
Une fois le zébu capturé, il y a l'autre ingrédient, plus difficile à trouver dans nos contrées, j'ai nommé les brèdes mafanes. Enfin je croyais, parce
que si vous êtes relativement proches d'une ville ou vivent des malgaches, l'épicier asiatique du coin s'en procurera, quoi qu'il arrive. J'ai même appris qu'il y a des arrivages réguliers à
Rungis. Pffffffff. Va falloir aller chercher le mystère ailleurs.
Mais il faut que je vous dise, c'est super spécial comme truc, ça n'a l'air de rien sur la photo, on dirait des feuilles quoi. Mais vous remarquerez les petites fleurs jaunes aussi.
Quand on épluche les brèdes (c'est comme le cresson, on enlève les grosses tiges et on garde les feuilles) on garde aussi les fleurs, mais pas toutes les fleurs, seulement la moitié, à peine,
parce que ça a un goût piquant très étonnant. Pas piquant comme du piment, pas fort, quoi. Mais on a l'impression d'avoir la langue qui pétille, ou comme disent les enfants (à qui j'en fais
manger, ce n'est donc pas hallucinogène, il n'y a pas d'effet secondaire): "J'ai le palais qui vibre". Et la sensation dure. Inutile d'ouvrir un grand cru classé ce soir-là. Pas de l'eau, non
plus, n'exagérons rien, mais un petit truc sympa de la foire aux vins ira bien.
Voilà, je ne vous aurai pas pris en traître.
J'hésite à mettre une photo parce que soit je ne suis pas douée, soit ce n'est pas très photogénique. Je vais réfléchir.
Action.
Romazava
Pour 5 personnes
1,2 kg de viande de boeuf à braiser (macreuse)
600 g de brèdes mafanes
2 c. à s. d'huile neutre
1 morceau de racine de gingembre de 3 ou 4 cm
2 gros oignons
2 gousses d'ail
La moitié d'une brique de coulis de tomates
1 c. à c. de gros sel
1 c. à c. de mélange de poivres en grains (blanc, noir, vert, baies
roses)
20 cl d'eau
1 bouillon cube
Thym, laurier
Coupez la viande en dés, assez petits (2-3 cm).
Emincez les oignons, faites les revenir dans l'huile chaude à feu moyen sans laisser colorer, jusqu'à ce qu'ils soient translucides.
Mixez ensemble dans un mini-hachoir le gingembre, le sel, le poivre et l'ail. Ajoutez-les et faites rissoler jusqu'à ce que ça commence à sentir bon dans la cuisine. Ajoutez alors le coulis de
tomates. Mélangez bien.
Mettez les morceaux de viande, laissez prendre couleur, puis mouillez avec le bouillon cube dissous dans l'eau et ajoutez le thym et le laurier.
Laissez cuire à feu doux au moins une heure. Plus, c'est mieux.
Si on n'est pas trop aventurier, on peut s'arrêter là et servir avec du riz blanc. Chez nous on appelle ça le boeuf
tortue, je n'ai jamais compris pourquoi. Peut-être parce que ça cuit lentement.
Je continue pour les meilleurs: 20 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les brèdes épluchées (voir plus haut) et quelques fleurs.
N.B. rajoutée après: il ne faut surtout pas mettre plus d'une poignée des fleurs parce que sinon ça peut devenir immangeable par destruction nucléaire du goût de tout le
reste!!!
Il existe une alternative: remplacer les brèdes par un mélange de salade pas trop molle (batavia, scarole) et d'oseille ou de menthe (1 gros bouquet), ça n'a rien à voir mais
on se rapproche du goût et c'est très bon aussi.
Le rougail de tomates est indispensable pour accompagner et rafraîchir les vibrations palatines.
Bon, je vous avais prévenus. C'était dans mon asssiette qu'il y avait toutes ces fleurs. J'en pétille encore.
Par Snapulk
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Vendredi 22 septembre 2006
5
22
09
2006
19:37
Bon anniversaire mon chéri qui devient grand, on dirait.
Pour un anniversaire, il faut faire des trucs inhabituels.
Voilà le genre de principe-challenge qui mène rapidement à l'hyperactivité débridée, surtout
quand ledit anniversaire tombe un jour de semaine et que déjà les autres jours étaient méga surchargés, entre (après le boulot bien sûr, enfin, entre le boulot et le boulot) les inscriptions en
facs, loisirs, pour tout le monde, y compris les presque grands qui ont besoin quand même juste d'une présence, pas grand chose, pour que tout se passe bien. Sans stress. Cool. Juste être là et
confirmer que tutto va bene, ça fait plaisir à tout le monde.
Et puis courir.
Avoir plein d'idées toutes plus indispensables les unes que les autres à mettre en oeuvre une fois qu'on y a pensé.
Investir au pas de course les allées de l'hyper du coin avec un caddie métamorphosé en F1.
Se dire que de 17 h à 19h30 il n'y a que... pas assez pour tout faire.
Imaginer appeler à la rescousse les filles (elles se feraient un plaisir, sûrement).
Extirper pour ce faire son portable de son sac à main posé sur le siège passager.
Se faire agonir d'injures par un mec qui déboitait à ce moment là dans l'angle mort.
Apprendre que les filles se sont donné rendez-vous pour faire du shopping et qu'elles ne sont pas vraiment dispos mais dès qu'on a fini on
arrive, promis.
Déballer les courses, ranger, attaquer.
Grâce à Gracianne, j'ai eu envie de (re)faire des sambos pour l'anniversaire du Pitou. Mais en mode accéléré, c'est à dire vraiment
pas le temps de faire la pâte selon la méthode ancestrale. Je vous la livre quand même, à vous de voir, mais franchement, les feuilles de brick, ça passe.
Sambos
Pour une vingtaine de sambos
Pâte:
300g de farine
1/2 c. àc. de sel
De l'eau, environ 15 cl
Mélangez la farine et le sel. Incorporez l'eau petit à petit jusqu'à obtenir une boule qui ne colle plus aux doigts. Laissez reposer pendant la
préparation de la farce.
ou 1 paquet de feuilles de brick.
Farce:
300g de steack haché (15% de matière grasse, c'est meilleur quand c'est moins light)
2 c. à s. d'huile neutre
1 poignée de ciboulette
1 gros oignon
2 cm de racine de gingembre
1 c. à c. de curcuma
1c. à c. de gros sel
Quelques grains de poivre
Hâchez l'oignon. Faites-le revenir doucement dans l'huile. Saupoudrez de curcuma, laissez grésiller légèrement. Pilez ensemble dans un mortier le gingembre, l'ail, le sel et le poivre; ajoutez ce hâchis aux oignons, avec le
steack.
Laissez cuire à feu doux 5-10 mn.
Emincez finement la ciboulette et ajoutez là au dernier moment.
On peut faire une version pimentée en incorporant à une partie ou à toute la farce une cuillerée, selon goût, de purée de piment.
Ici, deux options: étalez la pâte au rouleau, très finement, découpez-là en rectangles ou découpez des bandes
dans les feuilles de brick.
Déposez une cuillerée de farce sur le rectangle et repliez-le pour former un triangle. C'est impossible à expliquer sans images, mais vous trouverez des techniques super
pédagogiques ici ou là.
Fabien, Marjolaine et Marion (absolument indispensable pour la rigolade) m'ont prété main forte pour cette étape. Qu'ils en soit bénis jusqu'à la dix-huitième
génération.
Le pliage d'en-tête est l'oeuvre de Fabien qui m'a l'air d'un garçon perfectionniste. Les nôtres étaient beaucoup plus bohèmes, avec des formats aléatoires.
Plongez-les dans la friture, puis, quand ils sont dorés à souhait, déposez-les sur du sopalin. Changez le sopalin. Changez le sopalin. Changez le sopalin.
C'est pour faire croire que c'est diététique.
Ils ont là, à gauche, tous. Enfin ceux qui restaient une fois qu'on était tous réunis. Parce qu'il y a eu quelques amateurs prédateurs au sortir de la friture.
Vers le milieu, les petits fours de Marjo, petits feuilletés aux tronçons de knackis dorés à l'oeuf fin,
et à droite les bâtonnets de carottes et radis à tremper dans:
Dips de l'orient
200 g de fromage blanc
1 poignée de ciboulette
1 poignée de persil
1 c. à c. de cumin
1 c. à s. de miel
Mélangez le fromage blanc avec les herbes ciselées.
Ajoutez le cumin et le miel. Mélangez de nouveau et laissez au frais, si la horde vous en laisse le temps, quelques minutes, en fait une heure c'est
bien.
Gaëlle est arrivée in extremis mais avec son efficacité légendaire a attaqué la fabrication du guacamole, indispensable pour accompagner le chili nouvelle version, innovante.
En plus Gaëlle, quand elle prend en mains, elle prend tout en mains. Quand elle a fini, la cuisine est nickel, la vaisselle faite, les ustensiles
rangés. Et le guacamole délicieux. Non, on ne la prète pas.
Pitou était très content, il a eu les cadeaux qu'il espérait, a apprècié les vivres, qu'il a jugés en quantité acceptable.
Une seule ombre au tableau, l'absence d'Arlette et Armand, tout à fait inhabituelle quand fête il y a, mais ce n'est que
partie remise.
Par Snapulk
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Mercredi 31 janvier 2007
3
31
01
2007
17:00
Le combava, c'est une sorte de petit citron vert des Mascareignes, qu'on utilise beaucoup dans la cuisine réunionnaise.
Evidemment, j'ai oublié de le photographier avant de le râper, mais il a l'écorce toute bosselée, on le reconnaît facilement à ça.
Son intérêt principal réside dans son zeste qui est très parfumé, les feuilles aussi, qui jouent un rôle équivalent dans la cuisine mais on les trouve moins facilement par chez nous.
Il faut faire attention à ne râper que la vert de l'écorce parce que la partie blanche en dessous est un peu amère.
Le jus donne au punch un petit goût étrange venu d'ailleurs très agréable, mais rare, le fruit n'est pas très juteux.
Par contre, un rhum arrangé aux écorces... ;) à tenter, ça!!
Poulet au combava
4 oignons
1 poulet découpé en morceaux, et dont on garde le foie
1 carotte
2 c. à s. d'huile neutre
4 gousses d'ail
Sel, poivre
1 combave
1 morceau de racine de gingembre de 3 cm
1 tomate
1 petite boîte de tomates pelées
1 piment rouge
2 verres de vin rouge
Dans une sauteuse, faites chauffer une c. à s. d'huile, faites-y dorer un oignon éminé, la carotte coupée en julienne, le foie de poulet haché et une gousse d'ail écrasée. Laissez colorer à feu doux en remuant. Vous pouvez aussi mettre la carcasse du poulet coupée en deux ou trois morceaux. Râpez le gingembre et aoutez-le à la préparation
Ajoutez un verre de vin rouge et une tomate hachée.
Salez, poivez, couvrez et laissez cuire à feu doux une dizaine de minutes.
Retirez la carcasse.
Mixez la préparation, filtrez-la au chinois et réservez.
Dans une cocotte à fond épais, faites chauffer 1 c. à s. d'huile. Faites blondir 3 oignons émincés finement et les gousses d'ail restantes écrasées.
Ajoutez les morceaux de poulet et faites les revenir.
Ajoutez les tomates pelées concassées et la préparation précédente. Hachez le piment très finement et ajoutez-le.Allongez la sauce avec de l'eau.
Salez, poivrez, mélangez.
Laissez mijoter 40 mn à feu doux.
Ajoutez le zeste du combava rapé, le deuxième verre de vin (ou de l'eau, au goût) et laissez la cuisson se poursuivre encore un quart d'heure.
Et ça se sert avec du riz, forcément.
Alors ça, c'est mon super couteau à tomates. Normalement c'est juste un couteau de table, que j'ai acheté cet été, après notre visite à Catherine et Thierry qui nous avaient conseillé la coutellerie Pradel, à Thiers. C'est vraiment une bonne adresse pour tous ceux qui aiment cuisiner et avoir des couteaux qui coupent. Merci.
La dame qui vous reçoit est d'une extrême amabilité, elle écoute ce dont vous avez besoin, conseille utilement, explique la fabrication des couteaux par son mari, et peut expédier des commandes si nécessaire.
En plus, détail non négligeable dans ce domaine, les prix sont tout à fait raisonnables.
Donc ce couteau ci-dessus, elle me l'a conseillé pour trancher les tomates parce qu'il a de toutes petites dents, fines et très tranchantes, qui entament la chair sans avoir besoin d'appuyer sur le manche et d'écrabouiller la tomate.
Regardez-moi ces dés parfaits, elle en redemande, la tomate!
Par Snapulk
4
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Lundi 5 février 2007
1
05
02
2007
17:25
J'ai fait une escapade chez Tang Frères et j'en suis revenue avec des tas de trucs, dont certains ingrédients inconnus, pour m'amuser à tester et à faire des découvertes.J'ai bien fait rigoler l'assemblée en sortant des pots aux inscriptions indéchiffrables, des feuilles de citron et de grandes assiettes en plastique bleu constellées de petits trous, et dont je vous parlerai un autre jour.
Personne n'a eu l'air trop méfiant, ils commencent à s'habituer, peut-être.
J'ai fait le plein de citronnelle, parce que c'est un ingrédient que j'aime beaucoup, qui parfume agréablement et avec subtilité les viandes ou les poissons et qu'il y a mille manières d'utiliser.
En voilà une.
Poulet à la citronnelle
4 escalopes de poulet
2 c. à s. d'huile neutre
1 oignon rouge
1 ou 2 gousses d'ail dégermé1 tige de citronnelle1 ou 2 c. à c. de pâte de piment (selon sa force et votre goût)
1 c. à c. de curcuma
2 feuilles de citron
1 citron
1 boîte de lait de coco (400ml)
Hachez ensemble dans un petit robot (ou pilez au mortier) l'oignon, l'ail, la citronnelle (seulement la partie charnue et blanche), le piment et le curcuma jusqu'à l'obtention d'un pâte. si nécessaire, ajoutez une cuillère à soupe de lait de coco.
Ciselez finement les feuilles de citron.
Faites chuffer l'huile dans une sauteuse et mettez cette pâte à revenir quelques instants, en remuant constamment.
Ajoutez le poulet coupé en dés et les feuilles de citron, laissez dorer quelques minutes et remuant.
Versez le lait de coco et le jus de citron, et laissez mijoter 10 à 15 mn.
Servez avec... devinez quoi??
Par Snapulk
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Mardi 31 juillet 2007
2
31
07
2007
09:11
Nous voilà de retour depuis une semaine déjà, Gaëlle et moi, de ce voyage que nous avions projeté d'assez longue date, parce qu'un périple comme celui-là se prépare, se pense, se mûrit.
Enfin, normalement.
Bon, c'est vrai qu'on avait acheté les billets en décembre parce que les tarifs, déjà élevés, deviennent ensuite astronomiques. Mais pour le reste, on n'avait pas établi à l'avance d'itinéraire
très précis. J'avais juste envie de faire connaître mon pays natal à ma fille aînée, qui avait manifesté le désir de faire des liens avec les racines familiales.
On se laissait donc la liberté, Guide du Routard dans la poche quand même (excellent guide, si c'était encore à démontrer), d'improviser selon l'inspiration. C'est relativement aléatoire au
niveau du temps, mais très possible.
Madagascar est un pays très pauvre, mais sûr. Si on ne sort pas dans la capitale la nuit bardé de rollex ou de bijoux voyants et précieux, on ne court pas de grands risques. Les blancs sont bien
accueillis, avec une curiosité sincère et souvent (pas toujours, il faut être humain) désintéressée.
Alors une balade dans Tananarive à l'arrivée permet de découvrir les fameux escaliers qui sillonnent cette capitale construite sur des collines, et où s'installent les petits marchands de
voitures miniatures fabriquées en boîtes de conserves ou en bois (tout se modernise, quoique lentement).
et les étals d'herbes (les brèdes, de toutes sortes, qui entrent dans la majorité des préparations culinaires locales) et de légumes, toujours en petites quantités, présentées dans les
sobikas (prononcez soubiques) en raphia légendaires chez nous.
Et quand on a courageusement arpenté toutes les collines, on découvre de là-haut une ville très étendue. Au centre, le lac Anosy, artificiel.
... et des petits enfants qui adorent être pris en photos.
Ensuite, on décide de quitter la capitale et on se confronte à une notion du temps très relative. Le maître mot est mora-mora, c'est à dire doucement-doucement. Si on vous dit que votre
taxi-brousse part maintenant, tout de suite, vous avez une bonne heure de battement pour aller vous balader...
... prendre quelques photos et observer la capacité de chargement inimaginable que peut supporter chaque véhicule.
Tout cela va "bientôt" être solidement arrimé et bâché, au dessus du bus.
Vous voulez emporter votre vélo? C'est pas problème...
La Gaëlle en est toute ébahie, et sa curiosité attisée. Quelles aventures nous attendent?
Cap sur Fianarantsoa!
La suite au prochain épisode.
Pour vous faire patienter, un petit rafraîchissement
Le punch coco
(recette de Julien, l'adorable homme à tout faire et personne la plus recommandable de l'hôtel La Voile Rouge à
Ifaty)
1 noix de coco
1/2 boîte de lait concentré sucré
1 gousse de vanille (de Madagascar, of course)
25 cl de rhum blanc
Rapez la noix de coco.
Pour ce faire, et si, comme moi, vous ne possédez pas de rape spéciale comme il en existe de différents modèles dans les îles et qui sont destinées à raper ce qui est incurvé, c'est assez
sportif:
- pratiquez dans les "yeux" sur le dessus de la noix, deux trous, d'abord au tire-bouchon, puis agrandissez-les avec un tournevis propre
- videz le liquide par un des trous (l'autre servant à laisser passer l'air, sinon ça ne se vide pas) et récupérez-le dans un bol
- avec un marteau, et dehors si possible, la table ou le carrelage de la cuisine n'étant pas à toute épreuve, cassez la noix de coco
- retirez le bois et épluchez les morceaux à l'économe puis rapez-les.
Mettez la pulpe dans un récipient avec la gousse de vanille fendue en deux et recouvrez d'eau très chaude. Laissez infuser une nuit.
Le lendemain, extrayez le jus, soit en pressant la pulpe dans une mousseline, soit en la passant au moulin à légumes (c'est ce que j'ai fait).
Mettez ce jus en bouteille et ajoutez-y l'eau de la noix de coco, le lait concentré (on peut le remplacer par du miel) et le rhum.
Secouez, et dégustez très frais.
Je ne suis pas spécialement fan de noix de coco d'habitude mais là, ça vaut vraiment la peine, même sans le décor autour! Et même si la mise en oeuvre est assez
lourde, il faut bien reconnaître!
Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures!
Par Snapulk
2
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Mercredi 1 août 2007
3
01
08
2007
23:04
Pour cette première expédition, nous empruntons la Nationale 7. C'est la seule route goudronnée du début à la fin, c'est à dire de Tananarive
à Tuléar.
Il faut dire que le réseau de communication est des plus étrange ici: seules 10% de routes du pays sont goudronnées, la seule ligne ferroviaire qui fonctionne encore à peu près régulièrement,
c'est Fianarantsoa-Manakara (et encore, j'en reparlerai avec des détails qui semblent maintenant, c'est-à-dire après, pittoresques, mais qui, sur le moment, peuvent être un peu angoissants, bon,
bref, je vous raconterai promis...), et par contre, il y a un réseau aérien intérieur tout à fait fiable et entretenu.
Donc on a le choix entre:
- se déplacer en taxi-brousse (comme nous), avec les malgaches et improviser tout en restant relativement dans les grands axes
- louer une voiture avec un chauffeur, qui sert de guide et d'interprète, parce que si dans les grandes villes, tout le monde parle français ou le comprend, dès qu'on s'éloigne, c'est plus
compliqué, et le malgache ne ressemble à aucune autre langue.
- faire un circuit prévu d'avance avec une agence
- partir à pieds, dans la brousse, en charette à zébu, pirogue pour certains passages impraticables autrement, etc. Le plus passionnant, probablement, mais cela nécessite d'avoir du temps,
beaucoup de temps devant soi.
Départ du taxi brousse, 11 heures.
Nous avons la chance d'avoir les deux places à côté du chauffeur, ce qui nous permet de n'être pas trop serrées, et de profiter de la vue
les rizières...
....cultivées en escalier. Nous sommes sur les hauts plateaux et c'est l'hiver austral, donc 12 à 13 degrés le jour, beaucoup moins la nuit, une petite bruine et des nuages nous accompagnent.
Première halte déjeuner dans un hotely. Contrairement au nom, ce sont de petites gargottes, pas du tout des hotels, où on se restaure à moindres frais.
Celui-là est vraiment chic. On y sert généralement, au choix, poulet-sauce, zébu-sauce ou poisson-sauce, avec un (très) conséquent bol de riz. La sauce est assez rudimentaire apparemment mais
toujours délicieuse. il y a toujours des tomates, des oignons, et des brèdes avec un bouillon. Et du sakaï, du piment, donc, servi à part.
Et on repart, en traversant les habitats typiques des hauts plateaux, faits de latérite, la terre rouge que les fleuves charrient jusqu'à la mer.
Ce sont les seuls types de maison construites en dur traditionnellement sur l'île, parce que ces briques protègent du froid et des intempéries.
Ailleurs, les matériaux sont plus végétaux.
Arrivée à Fianarantsoa, 20 heures. On a fait 350 kilomètres, quand même!
Il fait nuit, nous trouvons rapidement une chambre d'hôte, et le lendemain, départ pour la réserve de Ranomafana.
Après un contrôle de la pression des pneus au garage... Comment ça les voitures sont vétustes?? Peut-être mais bien entretenues, et le garage, sérieux, non mais!
Ce lieu présente le double intérêt d'être une source thermale (Ranomafana signifie eau chaude) et d'abriter un parc protégé qui préserve la végétation et plusieurs variétés de
lémuriens.
Comme il faisait assez beau, ils étaient assez hauts dans les arbres et ne venaient pas nous manger dans la main, mais nous en avons aperçu quelques-uns, et la végétation est tropicale,
luxuriante, magnifique!
L'excursion est assez sportive, on est toujours en montagne, alors arrivées là-haut, il fait beau et les lézards lézardent joliment
Celui-là a la queue bleue, donc c'est une femelle! Curieux, d'habitude, ce sont les mâles qui se parent de mille couleurs...
Et au retour, nos guides nous font visiter la station thermale, sur fond d'arbres du voyageur, qui est précieux:
il sert à construire des maisons dans sa totalité: feuilles tressées
pour la toiture, branches pour la structure et tronc pour les planches.
Et on se lave dans l'eau thermale à 30° avec grand plaisir.
Au
retour, photo souvenir devant la cascade, on ne déroge pas aux traditions, ce serait dommage!
Bon, tout ça c'est bien beau, mais qu'est-ce qu'on mange?? Une découverte délicieuse!!
Des brochettes d'espadon au gingembre
5 tranches d'espadon
1 pouce de gingembre
1 citron
1 brique de crème fraîche liquide
1 poivron roue, 1 jaune, 1 vert
2 c. à s. d'huile d'olive
1 c. à s. de Worcester sauce
1 c. à c. de piment d'Espelette
et ... du riz
Coupez en dés l'espadon, mettez-le à mariner dans le jus de citron et 1 c. à s. d'huile d'olive.
Découpez les poivrons en fines lanières. Faites chauffer l'huile d'olive restante et mettez-y les poivrons à fondre doucement avec le piment d'espelette.
Faites préchauffer le four à 220°. Mettez le riz à cuire.
Rapez le gingembre et mettez-le à chauffer doucement avec la crème fraîche, en remuant de temps en temps.
Enfilez les dés d'espadon sur des brochettes en bois préalablement trempée dans l'eau chaude, et posez-les sur la lèchefrite du four recouverte de papier alu.
Enfournez les brochettes pour 10 à 15 mn en les retournant à mi-cuisson.
Délayez la sauce Worcester avec la crème au gingembre.
Servez bien chaud en disposant tout ça dans les assiettes, c'est très joli et ... inutile de vous dire que c'est .... comment dire... Ben essayez vous-même, vous
ne regretterez pas!!!
Et après je vous raconte la suite, parce que là, ça ne fait que commencer!
Par Snapulk
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Dimanche 12 août 2007
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08
2007
00:01
Après la visite de la réserve de Ranomafana, très belle balade dans une forêt tropicale à la végétation extrêmement diversifiée, nous avions décidé
de rejoindre la côte Est par le petit train de Manakara.
Comme je vous le disais juste avant, c'est la seule ligne ferroviaire qui fonctionne encore à peu
près régulièrement sur l'île et elle relie Fianarantsoa à la capitale de la côte sud-est par un trajet de 170 km. Tous les guides vantent le côté pittoresque et incontournable de
ce périple.
Mais manque de chance, le petit train était en panne depuis la veille. Donc seule alternative, le taxibrousse, one more time. Ce trajet-là n'est desservi que de nuit, et le trajet par la route
est plus long (270 km). On prévoit donc de partir vers huit heures du soir pour arriver vers quatre heures du matin.
Départ relativement dans les temps; un peu serrées, à quatre sur une banquette de deux.
La surcharge de la voiture était probablement due à la panne de train qui supprimait un moyen de transport fort utilisé habituellement et pas seulement par les touristes, assez peu nombreux
finalement.
Or les malgaches qui utilisent les transports en commun sont généralement chargés de denrées diverses et en grandes quantités. Cette surcharge a eu raison du véhicule qui peinait beaucoup,
tombait en panne souvent, rendant le trajet interminable.
Tout cela laissait prévoir un retard à l'arrivée, mais les malgaches ont la réputation non
usurpées d'être très inventifs dans le domaine de la mécanique et capables de réparer n'importe quel véhicule avec un bout de ficelle, une ceinture,... mode Mc Gyver.
A chaque arrêt, les véhicules que l'on croisait s'arrêtaient pour prêter main forte au chauffeur, et les interruptions étaient relativement brèves, donc bon an, mal an, arrivée à Manakara à 4
heures du matin comme prévu.
Et là, nous avons eu la chance d'être hébergées par un ancien collègue enseignant qui était en vacances en France mais nous avait obligeamment prêté sa maison et diligenté son chauffeur,
Francis, pour venir nous chercher à notre arrivée.
Et Francis est arrivé peu après nous, à vélo, en nous disant que la maison était trop loin de la gare routière pour y aller à pieds, surtout avec nos gros sacs à dos.
Là, nouveau choc culturel. Pas de taxi à cette heure-là, uniquement des pousse-pousse. En tant qu'occidental, c'est un peu dur d'admettre qu'on ne peut pas y aller à pieds, mais que le tireur de
pousse-pousse, lui, peut vous y emmener, en courant si possible. Mais vu le contexte, difficile de refuser, surtout que les tireurs de pousse-pousse se bousculaient pour nous transporter. A
quatre heures du matin. Ce courage-là est proche de la question de survie! Alors on laisse là quelques scrupules et on embarque. Mais on ne marchande surtout pas le prix de la course, comme c'est l'usage habituellement avec les taxis.
La maison de Jacques, au lever du jour, nous est apparue comme un havre de paix et de repos après cette équipée assez fatigante. C'était vraiment joli. Et il faisait beau, et chaud.
La patio
était décoré d'une végétation soigneusement entretenue et très harmonieuse, qui ajoutait au cadre reposant pour l'esprit aussi.
Nous sommes donc restées là trois jours, en profitant des vélos pour nous promener tout autour, rencontrer des gens, flaner, quoi...
Acheter des beignets de manioc aux femmes qui tiennent de petits étals au bord des routes
Admirer, encore et toujours la capacité de ces femmes et de ces hommes, qui n'ont de toute façon pas d'autre choix, à user de tout leur savoir-faire et à utiliser au
maximum de ses capacités leur corps qui est leur outil de travail le plus précieux, pour vivre, survivre pour certains.
Ici, l'habitat n'est plus fait de briques, mais de feuilles d'arbres du voyageur tressées et maintenues par des branches.
Notre flânerie nous mène à l'océan indien...
La température n'est pas tropicale, mais Gaëlle ne résiste pas!
Et moi je suis assez émue de la voir se baigner pour la première fois dans cet océan là... Mon père est né il y aura bientôt 80 ans à une cinquantaine de kilomètres au nord de l'endroit où nous
sommes.
Séquence cuisine: comme je ne suis pas à la maison, je vous renvoie à une recette incontournable mais déjà publiée, et qui vaut vraiment la peine d'être testée, et
retestée: le romazava.
S'il n'y avait qu'une recette malgache, ce serait celle-là. Mais il y en aura plein d'autres, et je vous raconte la suite bientôt.
Par Snapulk
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