Journée trépidante, j'adore! En plus rien ne s'est déroulé comme prévu, mais les improvisations ont été réussies.
Jeudi soir, je reçois "la lettre du chef" d'Hissa Takeuchi, vu que je fais partie du fan club. Je rappelle l'adresse pour ceux qui n'ont pas suivi. On m'y apprend que dans le cadre du Restaurant Transversal qui est installé au Grand Palais pendant l'expo La Force de l'Art, Hissa interviendra comme chef invité le samedi 24 juin.
Ici un parenthèse: oui, je sais, je m'enthousiasme encore pour quelque chose qu'on ne peut plus partager, mais je promets que j'essaie de faire des efforts.
Je continue quand même, malgré mes remords.
Donc pas un instant à perdre. Ce matin j'appelle Babette Takeuchi pour lui demander s'il faut réserver, etc. pour ce soir, mais elle m'apprend que c'est gentil de vouloir venir ce soir mais que ce sera fini, qu'ils sont déjà sur place, que les plateaux prévus seront largement insufisants mais que si j'y tiens vraiment, elle peut me réserver quelques places en catastrophe. Waaooh. Je suis encore en pyjama, il est midi moins le quart.
En plus j'ai commencé à faire des chelsea buns que j'ai trouvé sur le blog Cakes in the city que je vous recommande par la présente, il est très inventif.
La pâte à brioche est dans la machine à pain, je ne sais pas si je peux l'y laisser et m'en aller....
Entretemps, Mary, qui était inscrite à mes tablettes du jour m'appelle pour les dernières mises au point. J'y explique le malaise dilemnique qui me taraude. Elle habite dans Paris (la chance!!), elle trouve que c'est une super idée et qu'en plus c'est inconcevable de laisser fermer cette expo sans l'avoir honorée de notre visite.
Gaëlle aussi m'appelle, elle est à Montgallet, "- t'as pas besoin de cartouches d'encre, - non mais i me faudrait des CD vierges, ah au fait y a Hissa, etc..., et puis l'expo, et gnagnagna, - abon!! on se retrouve à quelle heure?"
Donc à 2 heures pétantes on se retrouve toutes les 3 au Grand Palais.
Le restaurant est installé là-haut. Nous sommes accueillies, installées, avec l'impression, sans doute justifiée, que l'on prépare des plateaux spécialement pour nous.En dessert, salade de fruits, simple, mais... unique, et les célèbres madeleines au thé vert. Là si vous voulez la recette, il faut acheter leur livre, Nouvelle Cuisine Japonaise, elle est dedans.
Ensuite, visite de l'expo. Je ne m'étends pas trop, je ne vais pas en rajouter vu qu'à l'heure où vous lirez ces lignes, elle sera fermée, mais c'était une super expo. J'en avais entendu parler en termes mitigés, sauf sur mon blog de référence en matière d'art, Lunettes Rouges, qui a des avis très éclairés et bien plus érudits que les miens.
Ce sont quinze commissaires qui ont choisi des artistes et créé chacun un espace cohérent pour les exposer. Donc chaque espace est représentatif, symbolique d'une idée, toujours liée au concept que ce qui fait la force de l'art, c'est sa capacité à faire bouger les choses, à remettre en questions des normes trop vite adoptées socialement. Cette manière d'exposer rend l'art contemporain plus accessible, surtout à ceux qui ont du mal à y comprendre quelque chose. Là, ce qui est à comprendre est partagé par plusieurs oeuvres, de plusieurs artistes et donc plus identifiable. Une expo d'art contemporain pédagogique en quelque sorte. C'est peut-être ce qui a déplu aux critiques, on peut préférer rester entre amateurs éclairés.
J'étais ravie de cette journée, alors le soir, j'ai fait cette recette de Sylvie pour rester sur une impression à la fois raffinée et simple, partageable facilement, comme tout ce que je venais de voir, de goûter, de partager.
Mais ça, je le mets dans un autre article.




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