Dimanche 7 mai 2006
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Soirée très émouvante, hommage mérité, témoignages spontanés qui disent tout mieux que des discours préparés, parce que Thierry a fait tout ce qu'il a fait avec spontanéité aussi, et un
engagement absolu qui ne lui a pas valu que des amitiés. Mais il l'a fait, et jamais dans un but de reconnaissance égoïste. Il a foncé tête baissée.
Superbe liste des auteurs qu'il préférait.
Juste avant, un débat avec Christine Taubira: "Ensemble, regardons notre histoire en face pour mieux comprendre l'esclavage colonial".
Je retiens une réflexion, quand elle décrit ces députés qui militent pour la reconnaissance des mérites de la colonisation et face auxquels elle lutte sans se
décourager (Bravo!):
"Ils ne se demandent pas: Est-ce que je m'humilie moi-même en tenant de tels propos?"
Par Snapulk
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Jeudi 18 mai 2006
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16:24
Je viens de
recevoir des photos de Mare. Quel talent! Je lui ai dit mais je le répète, c'est vraiment fort d'avoir réussi à saisir ces expressions-là, qui parlent vraiment des gens qu'il a
pris.
Eux, je les ai déjà vus plus à leur avantage...
Moi, quand je photographie des gens qui dansent, il y a toujours un des deux qui a le bras devant le visage de l'autre, ou les deux de dos... On pourrait se dire qu'il en a fait trente pour en
avoir une bien, mais non, je les ai vues sur son appareil avant de quitter la fête.
Après ces moments un peu cosmopolites et inoubliables, un petit mot quand même, qui pourrait mettre un bémol à l'optimisme ambiant, et que j'emprunte au
"papier de verre" d'Hervé Le Tellier.
L'immigration "choisie" est votée.
"Choisir, c'est se priver du reste", disait l'auteur d'un Voyage au Congo, un certain André Gide.
Par Snapulk
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Jeudi 15 juin 2006
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2006
18:13
Raymond Devos est mort et cette disparition me touche. Je garde l'image d'un artiste immense qui a inventé de toutes pièces un style inimitable.
Tous les humoristes qui ont tenté de s'en approcher n'ont jamais pu atteindre la force d'évocation des mots sur lesquels il tirait jusqu'à l'extrême, jusqu'à la limite du sens, les mots qu'il torturait pour les rendre risibles, avec lesquels il tournait en rond jusqu'à s'y perdre.
Peut-on rire sans arrière pensée de "Quand on s'est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu'on n'osait pas se regarder. Maintenant, on ne peut plus se voir"?
Il se donnait l'apparence d'un gros clown fardé tout en se tenant à une distance jamais remise en question de toute facilité, de toute vulgarité. Aucun de ses successeurs ne semble digne de cette place qu'il laisse vacante, béante. Les humoristes aujourd'hui saisissent les mots pour les inscrire dans une époque, leurs textes sont datés, les siens étaient retravaillés jusqu'à l'atemporalité, l'essence des mots.
Salut l'artiste.
Autre registre: Marie-France m'a demandé de "faire quelque chose" pour la dernière édition de nos réunions institutionelles quasi-mensuelles. Bonne manière de suggérer les choses qui me laisse une grande liberté, dont je me saisis pour aller explorer les recettes style goûter, puisqu'exceptionnellement nous terminions en milieu d'après-midi.
Avec l'aide de Marion, nous avons testé une recette de Pascale Weeks, dans son petit livre "Cookies, muffin's & Co". Je l'avais déjà faite une fois, mais j'étais un peu pressée et j'avais oublié les pépites de nougatine mais c'était bon quand même. Avec, c'est meilleur.
Muffins au chocolat blanc et aux pépites de nougatine
Pour 12 muffins:
300 g de farine
1 sachet de levure chimique (11 g)
100 g de sucre en poudre
1 pincée de sel
150 g de chocolat blanc
75 g de pépites de nougatine
25 cl de lait entier
2 oeufs
75 g de beurre fondu
Préchauffer le four à 180°.
Beurrer les moules à muffins ou mettre des caissettes en papier sur une plaque.
Couper le chocolat en petits morceaux grâce à un couteau aiguisé.
Dans un grand saladier verser la levure, la farine, le sucre, le sel, le chocolat et les pépites de nougatine.
Dans un bol mélanger le lait, les oeufs et le beurre fondu.
Verser le mélange liquide sur le mélange sec et mélanger juste assez pour incorporer la farine.
Verser dans les moules à muffins et enfourner pour 25 minutes.
Laisser refroidir et démouler sur une grille.
J'ai aussi raté une autre recette (enfin, les muffins cette fois étaient réussis), inpirée de Mercotte (je sais, c'est prétentieux, quand on voit son blog, on n'ose pas dire qu'on s'en est inspiré, mais tant pis, j'ose tout). Novice comme je le suis dans ces réalisations raffinées, je n'avais pas réamisé que "couverture ivoire" ça voulait dire chocolat blanc. J'aurais du m'en douter en voyant la photo, mais toujours ces réactions décalées... Bref, je l'ai fait avec du chocolat noir. On ne voit plus tellement les framboises, mais c'est très bon quand même. Demain, j'essaie avec du chocolat blanc. Qui veut goûter?
J'ai aussi modifié les proportions pour en laisser aux enfants. Soyons humains.
Mon moule (rectangulaire) fait environ 30cm sur 20.
Moelleux chocolat noir framboises
120 grammes de chocolat noir dessert
160 g de sucre complet
200g + 100g de chocolat noir dessert
2 oeufs
180 g de farine
1 sachet de levure
80 g d'un mélage noix noisettes
(torréfiées 12 mn à 150° et grossièrement gachées)
150 g de framboises
Préchauffer le four à 180°.
Fondre 100g de chocolat au bain marie et incorporer hors du feu le beurre. Lisser le mélange. Ajouter le sucre, l’œuf et les farines. Incorporer les 50g de chocolat coupé en petits morceaux, le mélange amandes noisettes puis les framboises.
Beurrer le moule et recouvrir le fond d’un papier siliconé. Y répartir le mélange. Cuire 30mn environ. Refroidir, découper en carrés et saupoudrer de sucre glace.
Ces petits carrés se conservent quelques jours au frigo dans une boîte hermétique.
La suite des recettes (les sablés aux noix) demain. Là, les différents événemnts échevelés qui jalonnent ma vie m'obligent à le dire, je suis fatiguée, au lit.
Par Snapulk
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