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Présentation

Phrases qui me parlent...

Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez

S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.
Albert Einstein

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.
Woody Allen

Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.
Rainer Maria Rilke

Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu

Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...
Woody Allen

Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.
Gilles Deleuze

Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure.
Charles Juliet

Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.
Raymond Devos

Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.
Marcel Proust

Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.
Groucho Marx

 Le monde appartient à ceux qui rêvent trop.
Grand Corps Malade

Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
Francis Picabia

Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin. Le sein est le maximum du fondu: tous les fruits en un.
Malcolm de Chazal

Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.
Robert Rauschenberg

Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg

Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes.
Julien Green


Afrique

Vendredi 15 décembre 2006 5 15 12 2006 22:23
Désolée, je n'ai pas de photo, mais j'ai des excuses!
Comme je n'ai pas la télé, je suis relativement préservée  de l'enfer des préparatifs effrénés des festivités obligatoires qui se profilent pour... bientôt. Mais malgré tout, avec un bon agenda, la radio sur les trajets professionnels et quelques caddies à remplir, on peut difficilement passer à côté. J'ai essayé pourtant parce que cette année j'ai un feeling moyen là-dessus alors que d'habitude j'adore, je prévois des semaines à l'avance les babioles de table, tout ça.

Mais là, rien, le blanc.

Et puis hier, discussion avec Karine avant de quitter le travail (merci Karine!!! ma réponse n'est plus si simple quand les petits enfants me demandent "c'est ta copine??") suivie d'une après-midi calme (rare, très rare), j'appelle Gaëlle, elle est relativement disponible aussi, on va traîner, on discute, son déménagement, son projet de se mettre à la guitare... et ça y est, l'envie se déclenche, les couleurs de la table, la forme des amuse-bouche, le tissu chatoyant, du blanc, du bleu et de l'argenté, on l'a encore jamais fait, ça? non. Allez!

Retour le coffre rempli. Brouillard. Je ne vois RIEN la nuit (et la journée pas grand chose), Gaëlle se dépose chez elle, je rentre à tâtons. 20 heures.

Faire à manger. Quatre grand modèles d'estomac à combler, dont deux surveillant leur ligne.

Ouverture du congélateur.

Euh, c'est n'importe quoi les courses en ce moment... 3 ou 4 poulets, 2 kg de steack haché en barquettes de 350 ou 500 grammes, 15 steacks hachés, 3 tranches d'osso-bucco... Génial.

Il y a bien des noix de St Jacques et du foie gras frais, mais ça serait gâcher, là.

Côté légumes, carottes, 2 vieux poireaux, salade, endives, patates. Point, point, point.

Quelques cuisses de poulet, ah, bien ça.

Finalement, ça ne s'est pas si mal terminé.


Poulet aux carottes à l'orientale

5 cuisses de poulet
6 à 8 belles carottes
2 poireaux, même récents
1 gros oignon (ou 2 petits)
2 gousses d'ail
1 c. à c. de cumin et demie
1 c. à c. bombée de piment doux
1 c. à c. de garam massala
1 cube de bouillon délayé dans un quart de litre d'eau
Le jus de 2 citrons
2 c. à s. d'huile d'olive
2 c. à s. de persil haché
sel, poivre

Epluchez les carottes et coupez-les en rondelles pas trop fines.
Lavez bien les poireaux et coupez les en rondelles pareil.
Emincez l'oignon.
Réservez tout ça.

Mettez à dorer les cuisses de poulet dans une sauteuse et dans l'huile d'olive chaude, de tous les côtés. Sortez-les, réservez.
Mettez à la place l'oignon, à feu moyen, puis l'ail jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Ajoutez les poireaux, Faites revenir quelques instants.
Saupoudrez du piment doux et du cumin, mélangez sans arrêt pendant 1 ou 2 minutes, le piment ne doit pas trop cuire.
Ajoutez les carottes, mélangez.
Mouillez avec le bouillon et le jus des deux citrons.
Salez (pas trop), poivrez

Remettez les cuisses de poulet.

Laissez cuire à couvert 20 mn.

Saupoudrez de garam massala, mélangez en soulevant les cuisses de poulet.

Saupoudrez de persil haché, laissez encore 2 mn.

Servez.

Allez une image de cet été pour se rappeler la chaleur et voir des couleurs quand même, comme celles de ce plat.


Les bords de l'Ebre







Par Snapulk
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 01 2007 22:11
Dans la série des soirées échevelées où les secondes semblent divisées par deux, et le nombre d'activités indispensables à y insérer multiplié par trois, et où finalement tout ne se termine pas si mal, celle d'aujourd'hui arrive en bonne place.

Deux déménagements et emménagements à organiser pendant la semaine, dont un ayant pour origine un appartement occupé depuis trente-cinq ans donc plein comme un oeuf, la reprise du travail, du lycée, de la fac, et un nouveau boulot pour moi, donc un peu prise de tête, mais pas trop, j'ai pas le temps.

Parmi les deux déménagements, il y a celui de Paulette. Paulette, c'est ma belle-mère, elle a 81 ans, des difficultés pour marcher (c'est pour ça qu'elle vient habiter près de chez nous), mais une vitalité et une vivacité que j'aimerais avoir au même âge, si j'arrive jusque là. Les femmes dans l'entourage d'Olivier sont sacrément dynamiques. Chui pas une chiffe molle non plus, remarquez.

Je l'aime bien Paulette; elle dit toujours qu'elle n'est pas allée très longtemps à l'école, que ses instituteurs ne la valorisaient pas beaucoup et que du coup personne ne l'a poussée à faire des études.

Mais sur sa route, elle a rencontré Jean, républicain espagnol qui allait de camp de concentration (c'est comme ça que les français les ont accueillis à l'époque, ce qui l'a dissuadé à jamais de demander la nationalité française) en petits boulots et animations de soirées vu qu'il était musicien et qu'il était parti avec peu de choses mais avec son violon (non, il l'a acheté en route son violon, dans les camps, il jouait de la batterie ou de la trompette). Il avait du bagout, une volonté d'enfer et le goût de rire de tout, il était malicieux, pétillant,
elle a été séduite; elle était jolie, volontaire, curieuse de tout, débrouillarde comme pas deux, il n'a pas résisté.

Ils se sont mariés, avec des costumes qui devaient pouvoir leur servir par la suite, parce qu'à l'époque on avait le sens de l'essentiel. On devait, et ils l'ont gardé.


Jean a appris à parler un français raffiné, (il faisait les mots croisés du Monde, (de l'Huma, pardon) z'avez qu'à voir) en allant assidument au TEP et en lisant tout ce qui lui tombait sous la main; il n'a jamais abandonné son idéal de vie, bien sûr. Ce qui fait qu'il était capable de grandes subtilités langagières tout en conservant un accent espagnol terrible.
Et Paulette s'est associée à cette curiosité insatiable, a aiguisé un esprit critique bien trempé, très vif, et aujourd'hui, où ses problèmes de santé l'y obligent, elle passe beaucoup de temps à regarder la télévision, mais pas passivement! Elle a des coups de gueule, des colères rafraîchissantes et une grande culture qui me font penser qu'il est bien dommage que certains enseignants n'aient pas eu la sagacité de croire en elle et de la pousser. Mais elle a fait une bien belle chose de sa vie, ce qui est l'essentiel.

Ils ont fait un Olivier ensemble, et c'était une très bonne idée, vraiment.

Je me dis souvent qu'ils n'auraient pas pu l'appeler autrement, et s'il y en avait eu un deuxième, comment ils auraient fait?...

Et comme belle-mère, elle est vraiment cool.



Et donc, en attendant qu'on l'aide à vider ses cartons, Paulette vit un peu chez nous, elle trouve qu'on mange trop, mais il y a des estomacs élastiques à remplir, et puis finalement, elle ne déteste pas en profiter.

Donc ce soir, après avoir fait le tour des congélateurs, j'ai déniché trois tranches d'osso-bucco que j'en avais marre de croiser, mais je n'avais pas envie de le faire  encore une fois à la milanese, même si c'est très bon, alors j'ai vadrouillé dans mes livres et voilà.



Tajine aux oignons, au citron et au miel

3 tranches d'osso-bucco
2 citrons
3 gros oignons
10 oignons grelots
3 c. à s.  de miel
1 c. à c. de gingembre en poudre
1 c. à c. de ras-el-hanout
1 c. à c. de cannelle
1 poignée de raisins secs trempés pour réhydrater
3 c. à s. d'huike d'olive
Sel, poivre

Dans une cocotte, faites dorer les morceaux d'osso-bucco dans 1 c. à s. d'huile chaude. Saupoudrez du gingembre en poudre, salez, poivrez.

Mettre de l'eau à mi-hauteur, couvrez et laissez mijoter une quarantaine de minutes.

Dans une sauteuse, faites dorer les oignons émincés fins et les oignons grelots. Saupoudrez de cannelle. Mélangez.
Ajoutez le miel et le jus des citrons. Mélangez.
Baissez le feu et laissez caraméliser un peu.
Ajoutez le ras-el-hanout et les raisins et mélangez encore.

Transvasez les oignons dans la cocotte avec la viande.

Laissez mijoter encore 20 mn.

Paulette m'a suggéré d'ajouter des amandes mais je n'en avais pas; dommage, c'était une bonne idée, ce sera pour la prochaine fois.

(Les rectificatifs sont d'Olivier parce que des fois je me laisse emporter et j'écris n'importe quoi.)

Mais les mots croisés du Monde, il les faisait aussi des fois.











Par Snapulk
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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 12 2007 19:05
Lors de ma dernière visite chez Tang, je me suis laissée tenter par des petits coquelets qui semblaient pouvoir donner un air de fête à la table de Noël tout en conservant aux agapes une allure pas trop excessive en termes de consommation, parce que ces périodes de fête, malgré le plaisir que j’ai à partager plein de petites choses cuisinées avec amour (si, si, c’est vrai, mais ok, c’est pas pour ça que c’est forcément réussi, j’admets…), me mettent quand même mal à l’aise avec ces débordements consuméristes de tous ordres.

Donc je me suis dit que pour le 25 décembre, ces petites bêtes cuisinées différemment (surtout que c’était la première fois que j’en achetais) pouvaient avoir leur charme aussi. Le résultat était bien sympathique, mais mes photos pas terribles. Difficile de réussir une mise en scène culinaire avec une tablée affamée autour. Des fois, j’y arrive, mais là, non.

Tajine de coquelets aux citrons et olives

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Ingrédients:

-    4 coquelets (pour 8
-    2 gousses d’ail
-    1 gros oignon ou 2 petits
-    25 cl de bouillon de poulet
-    3 c. à s. d’huile d’olive
-    150 g d’olives

Marinade:
-    Le jus de 2 citrons
-    3 c. à s. d’huile d’olive
-    Coriandre et persil plat ciselés
-    1 c. à c. de cumin
-    1 c. à c. de curcuma
-    1 c. à c. de piment doux
-     1c. à c. de coriandre en poudre
-    Sel, poivre

Préparez la marinade et laissez-y les demi-coquelets pendant 12 h en arrosant de temps en temps et en les retournant parfois.
Au bout de ce temps, faites chauffer dans une sauteuse 2 c. à s.  d’huile d’olive. Faites-y  revenir les demi-coquelets jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés des deux côtés. Réservez.
Faites dorer l’ail et l’oignon, ajoutez le jus de la marinade, laissez le tout se mélanger pendant 5 mn, puis remettez les demi-coquelets. Versez le bouillon, ajoutez les olives, mélangez, baissez le feu et laissez mijoter 20 mn.

Là, j'avais ajouté des abricots secs chauffés puis marinés dans du muscat, destinés à un autre usage et qui me restaient, mais rien d'obligatoire.
Par Snapulk
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 09 2009 09:00
J'ai fait une brève incursion dans la terre natale de mes deux grandes copines de blog.

Comme on s'est promis depuis des lustres qu'elles me le feraient visiter, et que ce projet occupe pas mal de nos discussions sur les villes à visiter, les sites à ne pas manquer, les trajets à organiser et les mets délicats à savourer, on va dire que par fidélité amicale, je n'ai rien visité du tout au Maroc.

Pourtant, j'étais à Marrakech, donc la richesse culturelle et esthétique est connue même de ceux qui n'ont jamais eu l'intention d'y mettre les pieds.

Mais je suis donc toujours aussi inculte concernant cette magnifique ville et ce beau pays, en attendant que nous y allions ensemble! C'est pas beau, ça???

Mais quand même, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller papoter avec les boulangères de l'hôtel qui faisaient pour tous les repas de midi et à la demande, des petits pains à la semoule que j'ai tenté de rerpoduire ici.

Le résultat est un peu différent du leur, parce qu'elles les faisaient cuire dans un four à pain extérieur et à bois, donc à une température beaucoup plus élevée que nos fours de maison, comme les fours à pizza.

Mais le résultat vaut quand même d'être partagé, alors voilà:

Petits pains marocains à la semoule



175 g de farine T55
175 g de semoule fine (voire très fine) + 25 g pour la finition
20 cl d'eau
10 g de sel
12 g de levure fraîche de boulangerie

Mélangez la farine et la semoule dans un saladier.
Emiettez la semoule dans un puits creusé au centre. Versez doucement un peu d'eau et commencez à pétrir en ajoutant l'eau ensuite par petites quantités, puis le sel.

Continuez à pétrir pendant une dizaine de minutes, énergiquement, jusqu'à l'obtention d'une belle boule. Laissez lever une heure sous un linge.

Dégagez et repétrir 2 mn, puis partagez la boule en cinq parts égales que vous façonnerez en galettes.

Préchauffez le four à 230° en y plaçant un plat en terre posé à l'envers. La terre cuite emmagasine la chaleur et la transmettra immédiarement au pain posé dessus.

Passez rapidement les galettes de pain des deux côtés  dans la semoule réservée et posez-les deuxxpar deux sur le fond de la cocotte. Laissez cuire 5 à 10 minutes, puis retournez pour faire cuire l'autre côté.




Ils sont délicieux au petit déeuner avec pain et confiture, mais aussi pour accompagner un tajine ou même avec du fromage.

On a essayé avec de l'Epoisses et du Soumaintrain, mariage réussi!

Par Snapulk
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